Textes a propos des oeuvres figuratives

Comme une nostalgie de quête...


 Il en est des choses artistiques, comme du reste des choses humaines, il y faut démêler l'écheveau de notre propre nature, pour espérer mieux se connaître.

C'est à travers une poésie graphique et picturale, que mon "enfant intérieur" se manifeste. C'est bien de Lui dont il s'agit.

Sa capacité d'amour me mène à être le quêteur d'une réalité, celle qui habite notre âme sédimentée, celle qui participe du monde divin! Dans ces conditions, je peux dès lors puiser à l'infini une vérité d'où s'échappent, en cohorte, des milliers d'images comme autant de promesses et de dispositions affectives.

Claude BARRÈRE n'évoquait-t-il pas en ces termes mon œuvre : "Devant chaque regardeur ému, il est un tableau d'Alain BESSE qui parachève sa destinée secrète". Manifestement, ce mode d'expression s'appuie sur des leviers appartenant aux mystères, nous conduisant vers le merveilleux, l'absolu...le devenir de l'être.

C'est au public maintenant à outrepasser cette frontière de la "représentation" qui abolit toute référence picturale, pour se laisser glisser dans ce monde silencieux, aux parfums de premier matin...

Alain BESSE, mai 2007

 

Alain BESSE l'ébloui


Les compositions picturales d'Alain BESSE sont nourries de ferveur éblouie.

L'Artiste a reçu le don d'une poétique fraîcheur, celle même qui baigne tant de merveilleuses peintures d'enfants, lesquelles enchanteraient le regard d'un Jacques Prévert ou d'un Fernand Léger.

 

Il serait faux néanmoins de prétendre que la démarche plastique d'Alain BESSE s'apparente à celle des Naïfs.

Je dirai plutôt que maintes de ses oeuvres possèdent la pureté linéaire des Primitifs de jadis, et ceux rares, d'aujourd'hui, la même "crédulité", la même illuminance intérieure.

 

L'artiste offre avec coeur, et tendresse ; quelle richesse d'innocence recèlent certains de ses tableaux. Je crois que si Alain BESSE ne se laisse pas dévier, s'il continue dans une fraîcheur d'inspiration, il ira loin dans sa quête de joie pure.


André VERDET, écrivain Critique d'Art, Saint-Paul-de-Vence 1990

 

Alain BESSE ... Poète ? Artiste peintre ?

En tout cas, une joie de l'esprit.


Victor Hugo disait :

"Dis ne le crois-tu pas?

Sur nous, tout en dormant la nature à demi veille Amoureusement.

Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose.

Viens, respire avec moi l'air embaumé de rose!"

 

C'est bien ce que pourrait dire Alain BESSE. Cet artiste peintre possède la "création" en lui, en son cœur et il respire cet air embaumé de la nature toute entière.

 

Il possède le sens du réel dans l'irréalité du rêve, de l'esprit toujours ouvert à la foi qui donne l'image de la vérité, dans une vérité exprimée avec une âme animée d'un sentiment d'amour. Toute son œuvre est une interprétation de cet amour pour ce qui est une présence dans notre regard qui jaillit au dehors de son "soi" vers la nature vivante.


Il s'exprime avec une particularité surprenante qui le fait "lui" Alain BESSE. Une particularité qui apporte une vérité nouvelle qui vous donne de la joie. Alain BESSE est exceptionnel dans son hyper réalisme. Il sait "dire" ce qui pourrait être dans ce qui est vivant autour de lui, sans oublier ce petit air d'évasion dans ses petits oiseaux qui figurent à peine dans son expression picturale. Toute cette" nature veille amoureusement" et Alain BESSE sait, avec une foi qui l'anime généreusement, retrouver cette nature qui veille dans le calme de son coeur, continuellement, et ses "doigts" traduisent, seuls, cet éclatement spirituel qui le fait ce qu'il est : un artiste incomparable.


Yves BRO, Critique d'Art, mars 1998

 

Don d'Eden


Avec patience, la peinture si étonnamment sensitive d'Alain BESSE se dispose, et nous dispose à quelque Eden singulier. Non par citation érudite ou nostalgie d'après la faute, mais tout naturellement, originellement. Par sorte d'évidence native qui interpelle en nous l'enfance.

Loin d'assigner à un exotisme gratuit, une telle quête induit en proximité, depuis les effets mêmes de ces contrées à la présence soudain révélée.

Enluminures paysagées, comme au premier matin, qu'une rosée d'éveil découpe en végétations subtiles et fleurs exquises, habite d'aléatoires chemins pâlis, rythme d'eaux calmes suspendues et de ciels à la ferveur colorée inédite.

Îlets, rivages, rochers, collines et monts... pris dans l'escarpement initiatique ou l'abandon extasié : La scène est prête pour accueillir un devisement du monde, ordonnancé et ludique à la fois, et propre à dessiller le regard du spectateur.

Le lieu, le pays plus que le paysage, trouvent ici à se nommer en une coïncidence exemplaire, où le réel, à ce point stylisé, se transmue en mémoire vive.

Laissons-nous pénétrer, absorber, méditer et nourrir par cette manne créatrice, toute travaillée d'échos entre ciel et terre, temps et espace, formes et couleurs.

Laissons-nous guérir et renaître en cette offrande lyrique.


Claude BARRÈRE, Poète, février 1998

 

 

 copyright

©2012 Alain Besse tous droits réservés