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Alain Besse Une Poétique de l'Espace |
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"Comme une nostalgie de quête..." Alain BESSE
"Alain BESSE
l'ébloui"
André VERDET
"Alain BESSE...poète ? artiste peintre ?" Yves BRO
"Don d'Eden" Claude BARRÈRE Comme une nostalgie de quête... Il en est des choses artistiques, comme du reste des choses humaines, il y faut démêler l'écheveau de notre propre nature, pour espérer mieux se connaître. C'est à travers une poésie graphique et picturale, que mon "enfant intérieur" se manifeste. C'est bien de Lui dont il s'agit. Sa capacité d'amour me mène à être le quêteur d'une réalité, celle qui habite notre âme sédimentée, celle qui participe du monde divin! Dans ces conditions, je peux dès lors puiser à l'infini une vérité d'où s'échappent, en cohorte, des milliers d'images comme autant de promesses et de dispositions affectives. Claude BARRÈRE n'évoquait-t-il pas en ces termes mon œuvre : "Devant chaque regardeur ému, il est un tableau d'Alain BESSE qui parachève sa destinée secrète". Manifestement, ce mode d'expression s'appuie sur des leviers appartenant aux mystères, nous conduisant vers le merveilleux, l'absolu...le devenir de l'être. C'est au public maintenant à outrepasser cette frontière de la "représentation" qui abolit toute référence picturale, pour se laisser glisser dans ce monde silencieux, aux parfums de premier matin... Alain BESSE (mai 2007)
Alain BESSE l'ébloui Les compositions picturales d'Alain BESSE sont nourries de ferveur éblouie. L'Artiste a reçu le don d'une poétique fraîcheur, celle même qui baigne tant de merveilleuses peintures d'enfants, lesquelles enchanteraient le regard d'un Jacques Prévert ou d'un Fernand Léger.
Il serait faux néanmoins de prétendre que la démarche plastique d'Alain BESSE s'apparente à celle des Naïfs. Je dirai plutôt que maintes de ses oeuvres possèdent la pureté linéaire des Primitifs de jadis, et ceux rares, d'aujourd'hui, la même "crédulité", la même illuminance intérieure.
L'artiste offre avec coeur, et tendresse ; quelle richesse d'innocence recèlent certains de ses tableaux. Je crois que si Alain BESSE ne se laisse pas dévier, s'il continue dans une fraîcheur d'inspiration, il ira loin dans sa quête de joie pure. André VERDET, écrivain Critique d'Art (Saint-Paul-de-Vence 1990)
Alain BESSE ... Poète ? Artiste peintre ? En tout cas, une joie de l'esprit. Victor Hugo disait : "Dis ne le crois-tu pas? Sur nous, tout en dormant la nature à demi veille Amoureusement. Pas un nuage auciel. Tout, comme nous, repose. Viens, respire avec moi l'air embaumé de rose!"
C'est bien ce que pourrait dire Alain BESSE. Cet artiste peintre possède la "création" en lui, en son cœur et il respire cet air embaumé de la nature toute entière.
Il possède le sens du réel dans l'irréalité du rêve, de l'esprit toujours ouvert à la foi qui donne l'image de la vérité, dans une vérité exprimée avec une âme animée d'un sentiment d'amour. Toute son œuvre est une interprétation de cet amour pour ce qui est une présence dans notre regard qui jaillit au dehors de son "soi" vers la nature vivante. Il s'exprime avec une particularité surprenante qui le fait "lui" Alain BESSE. Une particularité qui apporte une vérité nouvelle qui vous donne de la joie. Alain BESSE est exceptionnel dans son hyper réalisme. Il sait "dire" ce qui pourrait être dans ce qui est vivant autour de lui, sans oublier ce petit air d'évasion dans ses petits oiseaux qui figurent à peine dans son expression picturale. Toute cette" nature veille amoureusement" et Alain BESSE sait, avec une foi qui l'anime généreusement, retrouver cette nature qui veille dans le calme de son coeur, continuellement, et ses "doigts" traduisent, seuls, cet éclatement spirituel qui le fait ce qu'il est : un artiste incomparable. Yves BRO, Critique d'Art (mars 1998)
Avec patience, la peinture si étonnament sensitive d'Alain BESSE se dispose, et nous dispose à quelque Eden singulier. Non par citation érudite ou nostalgie d'après la faute, mais tout naturellement, originellement. Par sorte d'évidence native qui interpelle en nous l'enfance. Loin d'assigner à un éxotisme gratuit, une telle quête induit en proximité, depuis les effets mêmes de ces contrées à la présence soudain révélée. Enluminures paysagées, comme au premier matin, qu'une rosée d'éveil découpe en végétations subtiles et fleurs exquises, habite d'aléatoires chemin pâlis, rythme d'eaux calmes suspendues et de ciels à la ferveur colorée inédite. Îlets, rivages, rochers, collines et monts... pris dans l'escarpement initiatique ou l'abandon extasié : La scène est prête pour accueillir un devisement du monde, ordonnancé et ludique à la fois, et propre à dessiller le regard du spectateur. Le lieu, le pays plus que le paysage, trouvent ici à se nommer en une coïncidence exemplaire, où le réel, à ce point stylisé, se transmue en mémoire vive. Laissons-nous pénétrer, absorber, méditer et nourrir par cette manne créatrice, toute travaillée d'échos entre ciel et terre, temps et espace, formes et couleurs. Laissons-nous guérir et renaître en cette offrande lyrique. Claude BARRÈRE, Poète (février 1998)
Alain BESSE, The enlightened The Alain BESSE pictorial works are filled with enlightened passion. The artist received as a gift this poetic freshness, the very same one which floods so many wonderful children paintings, that Jacques Prévert or Fernand Léger were so delighted to watch. Nevertheless, it would be wrong to believe that Alain BESSE artistic search is similar to the search of the naïves. I would rather say that many of his works disclose the linear purity of the primitives of olden times, and the same "credulity", the same inner enlightenment of what treasure of innocence lies hidden in some of his paintings. I believe if Alain BESSE does not let himself deviate, if he carries on with his fresh inspiration, taking all the risk of "no pleasing", he will go far in his search for pure joy. André VERDET
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"Eclairements" texte de Claude BARRÈRE
"Point de vue" texte de Jean Paul FRANCES
Texte de Gérard Conton, écrivain
"Regard d'astrologue" texte de Julie Conton
"D’une lumière l'autre" texte de Claude BARRÈRE
Eclairements
Ainsi, une fois accompli le saut de l'ange de l'horizon, les chemins des toiles paysagées d'ALAIN BESSE devaient nous conduire dans ces contrées où l'âme emprunte les plasticités fuguées de la couleur.
Traduction selon le souffle, celui qui travaille de météores ignés les cosmogonies secrètes, qui court dans la musique des sphères et se mue en appel intensément poétique.
Celui qui combat, au quotidien, la ténèbre sédimentée et la dénoue en assomptions et apothéoses, offrant à chacun l'intériorité projetée d'un rendez-vous céleste, sur la terre.
Claude BARRÈRE, poète (août 1999)
"Mon propos est essentiellement une recherche de traduction de la lumière, un travail à la fois technique et sensible, à partir d'une longue exploration de la matière et aussi d'un processus de captation qui m'inscrit dans une quête et un cheminement de découvertes intenses. Un travail qui pourrait s'apparenter à celui de l'icône, car il s'agit depuis "l'oeuvre au noir" de faire émerger la lumière dans ses diverses phases d'application. Non comme un combat mais plutôt comme une lente transformation qui aboutirait à sa propre sublimation. "La couleur leitmotiv" est au service de l'oeuvre, par sa mise en place mouvante, dont les nuances s'épousent dans l'harmonie. Un art que l'on qualifierait d'abstrait mais qui en fait n'est qu'un aboutissement de la figuration. Il est important de saisir cette émotion avec simplicité et de se laisser pénétrer pour que s'offre à chacun l'intériorité projetée d'un rendez-vous céleste sur la terre. Tout cela prend sa véritable dimension dans une exposition, dans un lieu et un espace choisis, pour privilégier le regard du visiteur".
Alain BESSE (septembre 2001)
Point de vue
De cet oeuvre peint, l'essentiel n'est peut-être pas dans le choix des thèmes ni de l'expression picturale, mais plutôt dans l'aventure poétique d'un paysagisme abstrait et lyrique à la manière de Zao Wou-Ki, dans le frémissement lumineux d'une palette visionnaire à la Turner ou dans les tentations d'un orphisme si cher à Apollinaire via le couple Delaunay.
Quand le regard et l'âme musardent de flammes chatoyantes et puretés de gemmes en délicates opalescences pour soudain se perdre dans d'ultra-marines nuances abyssales, on se prend à désirer avec le paradoxal Oscar Wilde que la nature se décide à imiter l'art !
Jean Paul FRANCES, Professeur (novembre 1999)
Alain BESSE révèle, dans sa peinture, un bouillonnement de matière aérienne, une lutte de l'obscurité et de la lumière qui sort toujours victorieuse. Alain BESSE a-t-il un jour enfourché Pégase et découvert dans l'espace les visions qu'il offre avec une délicatesse transparente? A moins qu'immobile il pratique le voyage intérieur qui lui révèle des lueurs intimes qu'il nous confie généreusement. Avec une technique accomplie, une fluidité mouvante, un lustre éclatant, Alain BESSE fait naître de l'obscur une lumière rêvée. Une lumière qui réconcilie les contraires et les dualités, pour de toujours nouvelles apothéoses qui semblent nous donner rendez-vous. La poésie d'Alain BESSE est celle d'un voyageur de l'âme qui contemple immobile l'illumination à venir.
Jean Gabriel JONIN (Cordes-Sur-Ciel 2004)
Ce qui perdure, évolue ! tel est le paradoxe des artistes exigeants que de nous donner à voir - par delà un style affirmé - ce qui ne cesse de travailler la matière de chaque toile, d'en déplacer les limites, d'en refonder la lumière, au point de s'approcher toujours plus du cœur de la création même. Alain BESSE, rend sensible, pour l'amateur, ce cheminement qui fait coexister des compositions, toujours étonnamment prégnantes par leur clair-obscur, avec de purs effets d'atmosphère. Turner n'est pas loin de ces parages où s'invitent valeurs d'air et d'eau en mouvances diaphanes et buées subtiles ; nuagisme à l'oeuvre dont la geste s'enrichit encore d'écritures-palimpsests inédites...pour un abandon poétique encore amplifié !
Claude BARRÈRE, poète (avril 2007)
That which lasts, evolves ! Such in the paradox of demanding artists : to bring to us-beyond a confirmed style-that which endlessly reworks the material of each painting, to push back its limits, to remould its light, to the point of always getting closer to creation itself. For the philistine, Alain BESSE makes palpable this journey in which pieces coexist, always astonishingly pregnant with their dim light, with pure atmospheric effects. Turner is not far from these regions where air and water qualities, in translucent and subtly misty movements, impose themselves; active cloudism whose motions are further enriched by unpublished palimpsest scriptures... for an even more enhanced poetic surrender ! Claude BARRERE, Poet (April 2007)
Il est des images comme des miroirs où s'embrasent les feux intimes de la nuit. Et des occasions rituelles qui permettent d'épanouir le silence.
Françoise PALOMERA
Alain Besse naïf, soit, le peintre le fut, mais d'une naïveté savante dans la lignée du Douanier Rousseau. Ses compositions d'alors baignaient dans une lumière irréelle, presque hiératique. Puis vint la période abstraite, l'actuelle. Pénétrées alors par les grands visionnaires de l'espace : Patinir, Turner et quelques autres, ses compositions d'aujourd'hui s'élaborent dans le creuset d'un riche magma originel. D'une sorte de matrice alchimique, où les éléments bouillonnent, fusionnent et célèbrent les noces éternelles de l'Eau, de la Terre, de l'Air et du Feu, s'enfantent pour notre plus grand saisissement, des trouées, des issues de lumière, des tunnels où les ténèbres se disloquent et se dissipent, où la couleur clame victoire. Peinture de passages, peinture de cosmogonie, peinture de révélations poétiques mais surtout peinture initiatique, là sans doute sont les piliers de l'œuvre, ses soubassements fulgurants. A l'évidence le peintre a abouti. Cette oeuvre que l'on peut qualifier de spirituelle de par la démarche qui la porte, démarche interne d'exigence renouant avec le fondamental, conjugue bonheur de peindre et recherches empreintes d'un sens où le sacré n'est plus loin. Car ici le démiurge est à l'œuvre. Alain Besse a savamment franchi l'octroi.
Gérard Conton, écrivain 4 septembre 2008, Cordes-sur-ciel
Cosmos intérieur Eclairs dans la nuit, dans l'espace de l'âme L'intensité des couleurs Dégage une énergie lumineuse Irradiante Incandescente Salvatrice Le blanc dans sa pureté Est toujours présent Lumière absolue côtoyant souvent le noir intense et profond La peinture d'Alain Besse est plutonienne Intense toujours Elle nous parle de combat intérieur De naissance - renaissance D'intuition, fulgurances venues de loin Du choc, du lien, de la fusion Entre les profondeurs abyssales de soi Et du Ciel Cette créativité est le fruit d'une reliance verticale Et la vibration dégagée est en relation directe avec cette perception du Divin A chacun ensuite de ressentir cette énergie qui nous tend un miroir Vers notre intimité Abolissant masques et faux-semblants C'est une sorte de transmission, de partage Ou d'offrande Verticalité, Lumière, Intensité Ces toiles irradient tout simplement Alain Besse entre en résonnance avec des vibrations qu'il apprivoise Et canalise à travers l'antenne-pinceau Ces toiles nous éveillent, nous secouent Elles nous invitent aussi à l'introspection A une réflexion sur le Cosmos au sens pythagoricien de "Harmonie" Du monde et de soi Ces nuages, ces explosions de lumière Ces sortes d'intuitions, de fulgurances Semblent émerger de la nuit Du chaos Chaos de l'espace Chaos intérieurs Un rideau se déchire Et du néant, de l'angoisse naissent la lumière, la beauté La guérison Eclairs dans l'obscurité Eruptions de lumière Bouillonnements énergétiques Au-delà de cette intensité scorpionique Tension explosive puissamment poétique C'est un appel vers l'apaisement La sérénité La contemplation
Julie Conton, Cordes-sur-ciel, le 31 juillet 2008
avec le peintre ALAIN BESSE Avec cette 7ème exposition à la Tour de Défense de Villemur-sur-Tarn, l’art pictural d’ALAIN BESSE offre un visage à la fois fidèle et sensiblement renouvelé. Fidèle à cet ascendant coloré fait de subtils passages, objet chez l’artiste de maintes recherches, fidèle à ces suggestions paysagères de rivages écumants, de contrées volcaniques, de vallons et de hauts plateaux où s’invite la clarté… fidèle surtout à cette poétique des Eléments chère à Bachelard, convoquant et mêlant l’Air, le Feu, la Terre et l’Eau. Mais renouvelée par des contrastes plus détonants, pris dans des compositions qui osent un certain déséquilibre des masses… mais renouvelée par un statut de la Lumière plus fulgurant encore dans son avènement. Ainsi cet ensemble fait cohabiter diverses familles d’œuvres cheminant dans le temps : celles que nous qualifierions d’atmosphériques, vouées aux valeurs d’Air, qui trouvent à accomplir leur « zénitude » en des gris bleutés, animés d’écritures dendritiques… à rapprocher des toiles à musique qui travaillent avec maestria les correspondances baudelairiennes (« Aria » en serait un des fleurons, depuis sa tache carminée dont l’aura vient dialoguer avec tant de bleus cosmiques!) ; celles qui s’accordent au génie du lieu de temples sacrés et de cités mythiques (des latérites rouges d’Angkor à la splendeur froide et facettée de Samarkand, des tons peignés de « Syracuse » aux rutilances de « Machu Picchu » ou de « Héliopolis ») ; celles qui célèbrent dans la magnificence des divinités-femmes issues d’autres cultures et religions. Après ces parcours de quiétudes célestes, d’évocations géo-poétiques et musicales, la peinture d’Alain Besse peut s’abandonner au feu chthonien qui transmue et régénère toute chose, traversé ici d’un aérolithe de pure émeraude, entonner son « Gloria », magnifiquement orchestré de rouges et jaunes, et rencontrer enfin le Buisson ardent de la Lumière révélée sur le chemin de l’Exode. A une telle urgence, l’Informel peut alors se soumettre, modelant et modulant ses empreintes divinisées, pour l’étonnement des hommes. Plus terrible sera la Beauté à venir ! Claude BARRÈRE, poète (octobre 2OO9)
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